Mind the Gap

Rapport sur la situation des compétences technologiques au Royaume-Uni

Le Royaume-Uni : bâtir la puissance numérique de demain

Les entreprises numériques sont des éléments moteurs en matière de productivité et constituent la pierre angulaire de la future réussite de l'économie britannique. On ne peut plus nous accuser de pas avoir les fonds, les infrastructures, les leaders technologiques inspirants ou la bonne attitude pour réussir. Au lieu de cela, grâce aux efforts concertés d'entrepreneurs, du gouvernement, de groupes industriels et des grandes entreprises, le Royaume-Uni est devenu une pépinière de startups et abrite aujourd'hui de grandes entreprises et des talents high-tech, et il y a également de nombreuses innovations numériques. Le chemin du succès n'a pas été une ligne droite et il ne sera pas plus aisé d'aller de l'avant. Même si le secteur des nouvelles technologies a connu de belles réussites, le phénoménal potentiel numérique britannique doit s'accompagner d'un réservoir grandissant de talents afin de concrétiser la possibilité pour le Royaume-Uni d'être leader dans le domaine des nouvelles technologies au cours des décennies à venir. Les compétences numériques n'ont pas pour unique but de rassasier les entreprises high-tech, que ce soient des startups ou des multinationales. Le Royaume-Uni a besoin d'individus possédant les compétences lui permettant de tenir la cadence et de prospérer dans un avenir numérique. Cela passe par l'inclusion – nous devons faire en sorte qu'aucune région du Royaume-Uni ne soit exclue de la révolution numérique, et que chacun, quel que soit son âge, son sexe, son origine ethnique ou son milieu socio-économique, puisse avoir accès aux outils et et à la formation lui permettant de développer ses compétences numériques. Le rapport publié par Hired et intitulé « Mind the Gap » met en avant la question des lacunes de compétences et insiste sur la nécessité pour le Royaume-Uni d'avoir une approche novatrice et innovante afin d'accroître son réservoir de talents. Nous devons nous tourner vers notre culture et vers une stratégie de formation à long terme. Nous devons nous engager à mettre au défi nos employés et nos pairs d'acquérir de nouvelles compétences ou d'actualiser celles celles qu'ils possèdent déjà afin de garantir notre virée en tête. Il est temps pour les leaders du secteur, le gouvernement et les groupes d'experts de travailler main dans la main pour nous permettre d'exploiter notre potentiel et devenir une nation majeure dans le numérique. Grâce aux conclusions de ce rapport, nous seront en mesure de donner à chacun au Royaume-Uni l'opportunité d'intégrer le secteur des nouvelles technologies. Nous sommes à l'orée d'une révolution numérique, ne passons pas à côté d'elle.
Jacqueline de Rojas
Président

Synthèse

Au cours de ces dernières décennies, le Royaume-Uni est devenu le plus grand hub technologique en Europe dans la mesure où il abrite le plus de « licornes » – des entreprises valorisées à 1Md $ et plus – que n'importe quel autre pays européen. Le Royaume-Uni est, parmi les pays du G20, celui dont l'économie numérique est la plus puissante en pourcentage du PIB, avec une prévision de croissance de 15 % l'année prochaine. Selon EY, le cabinet international d'expertise comptable, Londres est, après San Francisco, la ville qui est la plus susceptible de voir naître le prochain géant high-tech. À la lumière de l'incertitude née du Brexit quant à la liberté de mouvement des personnes et à l'attractivité grandissante des autres hubs technologiques en Europe, aux États-Unis et en Asie, la question est maintenant de savoir si le Royaume-Uni est en mesure de maintenir sa position dominante. C'est là un élément essentiel si l'on en croit une étude récente menée par O2 et qui révèle que le Royaume-Uni devra combler plus de 750 000 nouveaux emplois numériques d'ici 2020 et former presque 2,3 millions d'employés afin de répondre à la demande en compétences numériques. Afin de déterminer l'origine de ce problème, nous nous sommes penchés sur le réservoir de talents et de compétences au Royaume-Uni afin de le confronter aux compétences exigées par les entreprises pour développer leur activité. Ce rapport donne un aperçu unique sur la situation des compétences technologiques au Royaume-Uni et permettra de nourrir le débat sur ce qu'il faut au Royaume-Uni pour se maintenir en tête de l'industrie high-tech dans le monde.

Éléments clés

  1. Nous nous retrouvons en situation de lacunes de compétences dans les domaines-clefs des données, de la sécurité, de Python, de Ruby, de l'UI et de l'UX. L'appétit du marché pour ces compétences outrepasse largement l'offre actuellement ; il nous faut nous réapprovisionner et investir dans l'amélioration des compétences afin d'être parés pour l'avenir.
  2. Le rapport entre offre et demande pourrait être encore davantage mis à mal avec le Brexit. La situation de puissance numérique du Royaume-Uni s'appuie sur sa capacité à attirer une main-d'œuvre hautement qualifiée des quatre coins du globe, en complément de ses propres talents nationaux. Les lacunes de compétences constatées se creuseront encore davantage si le Royaume-Uni ne parvient plus à séduire les meilleurs talents.
  3. La compétitivité du Royaume-Uni à l'échelle internationale reste problématique. Le salaire moyen de la main-d'œuvre à haute technologie à Londres est sensiblement inférieure à celle se trouvant à San Francisco ou New York. Une fuite des cerveaux est à envisager si rien n'est fait pour compenser l'écart de revenus.
  4. La source des talents est en train de se tarir de façon très préoccupante au Royaume-Uni. 74 % de la main-d'œuvre haute technologie est diplômée, mais le nombre d'étudiants britanniques ayant un diplôme en informatique est en net fléchissement depuis 2002. Un grand nombre de développeurs étant aujourd'hui autodidactes, les employeurs doivent désormais prendre la passion et l'implication en considération en plus de leurs qualifications.

Méthodologie

Ce rapport s'appuie sur des informations confidentielles analysées par l'équipe d'analystes de données chez Hired. Ces données ont été extraites suite à la participation de centaines d'entreprises et de milliers de candidats à notre plate-forme au Royaume-Uni au cours des dix-huit derniers mois.

Compétences : offre et demande

Éléments clefs

  1. Le fossé se creuse entre les compétences réelles des employés et celles requises par les employeurs, en particulier dans les quatre secteurs-clefs que sont les données, la sécurité, l'UI et l'UX.
  2. La demande croissante d'ingénieurs en sécurité fait suite à une série de cas d'atteintes à la protection des données au Royaume-Uni ces dernières années.
  3. Les ingénieurs de la data sont de plus en plus recherchés du fait de l'importance grandissante que prennent les données dans le développement des entreprises.
  4. La demande pour des compétences telles que Python, DevOps et Ruby dépasse largement l'offre.
Au cours de ces dernières années, les gouvernements britanniques successifs ont donné la priorité au développement du secteur des nouvelles technologies avec l'idée de permettre à l'économie britannique de prospérer dans un monde s'appuyant de plus en plus sur le numérique. La mise en œuvre de nouvelles politiques, par exemple la création de Tech City UK en 2010 ou l'introduction du codage dans les programmes scolaires en 2014, ont contribué à encourager l'innovation et permettre à chacun de prendre davantage conscience des avantages socio-économiques d'un secteur des nouvelles technologies en pleine croissance pour les acteurs de l'économie britannique. Cette collaboration commence à porter ses fruits. D'après des statistiques récentes, le secteur britannique du numérique est prospère et pèse aujourd'hui 161Md £ dans l'économie et emploie plus d'un million et demi de personnes. Parmi les entreprises nationales à succès résident Deliveroo, Zoopla, Transferwise, ASOS et Shazam. Un employé sur trois travaillant dans le secteur britannique des nouvelles technologies est originaire d'un autre pays européen. À ce jour, la situation de puissance numérique du Royaume-Uni s'appuie sur sa capacité à attirer cette main-d'œuvre hautement qualifiée en complément de ses talents nationaux. Compte tenu du résultat du référendum européen, pour maintenir cette position dominante à l'international dans le domaine des nouvelles technologies, le fait de posséder les compétences adéquates existantes sera plus vital que jamais pour les entreprises.
« L'expérience utilisateur constitue l'un des principaux facteurs de réussite de nos jours. Le fait d'avoir des développeurs talentueux capables d'allier compétence technique et qualité de concepteur est primordial dans cette optique et vital pour la réussite future de n'importe quelle entreprise. »
Candace Lee, Responsable acquisition de talents, Blockchain
Afin d'évaluer les lacunes de compétences potentielles du Royaume-Uni, nous avons analysé les compétences pour lesquelles la demande émanant des employeurs est plus élevée que l'offre proposée par les candidats.
Compétences pour lesquelles l'écart est le plus grand entre offre et demande
Cela nous donne un aperçu de la situation des compétences technologiques aujourd'hui. Mais dans quel domaine les talents émergent-ils le plus rapidement et quels sont ceux pour lesquels la demande sera la plus grande dans quelques années ? Pour répondre à cette question, nous avons examiné les demandes d'entretien faites par les employeurs sur notre plate-forme au cours des douze derniers mois afin de déterminer quelles fonctions ont une tendance à la hausse. Cet examen a confirmé que la demande dans les fonctions de l'UI, de l'UX, des données et de la sécurité est en pleine expansion – c'est là où les lacunes de compétences commencent le plus à se faire sentir.
Les postes suscitant le plus grand intérêt de la part des employeurs
« Au cours des dernières années, les besoins en compétences algorithmiques, en données, sécurité et UX se sont accrus et sont devenus précieux pour les entreprises. Ce sont des atouts qui peuvent contribuer à de forts succès. Il y a une forte demande actuellement au Royaume-Uni et il est essentiel pour Duco Technology de faire en sorte de proposer ces services. »
Phil Jeffery, VP Ingénierie, Duco Technology

Formation des plus grands talents britanniques

Éléments clefs

  1. Les développeurs ont un très haut niveau d'études : les trois-quarts d'entre eux ont un diplôme de premier cycle ou au-delà.
  2. Imperial College est en tête du classement pour les diplômes de développeurs, confirmant ainsi la position dominante de cette institution au Royaume-Uni dans le domaine de l'informatique.
  3. Les meilleures universités axées sur le high-tech, dont celles de Manchester, Bristol et Southampton, sont largement représentées.
  4. Il y a un groupe en pleine expansion de développeurs, les « autodidactes » ; 26 % n'indiquent aucune formation universitaire.
Après avoir examiné la situation actuelle des compétences high-tech, il nous faut maintenant porter notre attention sur la formation afin de déterminer si les techniciens en informatique formés au Royaume-Uni suffiront à remplir le réservoir pour les années à venir. Le Royaume-Uni devrait certainement être avantagé dans ce domaine : le pays abrite quelques-unes des meilleures universités au monde, d'Oxford à Cambridge, en passant par St Andrews et Imperial College. Mais en réalité, cela fait des années que le Royaume-Uni peine à augmenter de façon significative le nombre d'étudiants en informatique de premier, deuxième ou troisième cycle. Les statistiques officielles montrent une très faible augmentation du nombre d'étudiants depuis le début de cette décennie – et en réalité, les effectifs sont plus faibles aujourd'hui qu'en 2002-2003. Au vu de ces statistiques, il n'est pas impossible que le Royaume-Uni passe derrière les autres pays dominants dans ce secteur, surtout si l'on tient compte des conclusions de l'UE indiquant que la France produit plus de diplômés du deuxième ou troisième cycle dans les domaines des STEM que le Royaume-Uni.
Effectifs des étudiants en informatique dans les universités au Royaume-Uni
Ces chiffres sont extrêmement préoccupants pour l'avenir du Royaume-Uni dans le numérique. L'absence de progression significative du nombre d'étudiants choisissant l'informatique indique que le Royaume-Uni ressentira vraisemblablement les effets de lacunes de compétences high-tech pendants des années, ce qui pourrait être vraiment dommageable pour le secteur des nouvelles technologies dans le pays. Le fait d'attirer des talents étrangers constitue l'une des solutions permettant d'inverser cette courbe inquiétante, mais sur le long terme - en particulier si, du fait du Brexit, les employeurs ont plus de difficulté à séduire ces talents, le Royaume-Uni doit se constituer un réservoir de compétences numériques au sein même de sa population nationale. Le déséquilibre hommes-femmes chez les étudiants en informatique est tout aussi préoccupant. Parmi les 63 000 étudiants britanniques ayant choisi cette matière en 2014-2015, 85 % étaient des hommes, ce qui sous-tend un manque de parité flagrant auquel on doit s'atteler avec la bonne méthode. Ainsi, parmi les institutions britanniques, lesquelles réussissent le mieux à former les employés hautement qualifiés du futur ? Afin de mieux comprendre cette question, nous avons recensé l'origine des diplômes des candidats sur la plate-forme Hired.
Formation des candidats sur Hired
Proportion de développeurs titulaire d'un diplôme universitaire
D'un point de vue général, ces résultats nous montrent qu'il existe deux voies pour devenir développeur logiciel : soit en obtenant un diplôme universitaire et en suivant le cursus adéquat dans les domaines des STEM, soit par le biais de l'auto-formation, même si certains employeurs estiment qu'il est important que les candidats aient des connaissances théoriques universitaires solides en informatique. Il est intéressant de constater que cette double voie est un cas unique ou presque dans l'industrie des nouvelles technologies. Les développeurs aiment se former constamment. Au Royaume-Uni, de nombreux développeurs viennent d'autres horizons, ce qui tend à prouver que ce groupe semble davantage ouvert à un apprentissage régulier de nouvelles compétences que les autres. En outre, la technologie étant en constante évolution, les développeurs n'ont d'autre choix que de sans cesse actualiser et mettre à jour leurs compétences pour maîtriser de nouveaux systèmes ou langages de programmation. Compte-tenu de l'absence de progression des effectifs en informatique dans les universités britanniques, nous espérons que ces statistiques permettront aux employeurs de rester ouverts aux parcours éducatifs non conventionnels et de proposer une bourse ou un apprentissage aux jeunes candidats potentiels. Cette culture de la formation continue permet souvent aux candidats les plus talentueux et qui ont les connaissances les plus solides de se présenter alors même qu'ils n'ont pas de qualifications officielles, mais il est à noter que le fait de posséder un diplôme continue d'être un atout important que de nombreux employeurs recherchent.

La situation des rémunérations

Éléments clefs

  1. Le salaire fixe pour les ingénieurs logiciel oscille entre 30 000 et 35 000 £.
  2. Les développeurs peuvent espérer avoir un salaire supérieur de 7 à 25 % en moyenne que celui des autres diplômés.
  3. Les ingénieurs logiciel basés à Londres gagnent 38 % de moins que leurs homologues travaillant à San Francisco.
L'une des clefs de la capacité du Royaume-Uni à attirer des talents dans le secteur informatique – et à limiter ses lacunes de compétences – réside dans son aptitude à garantir une rémunération comparable à celle des autres hubs high-tech. Le salaire ne constitue qu'une composante de la rémunération globale, mais il en est une part importante. Dans cette section, nous observons le montant des salaires que touchent actuellement les développeurs britanniques, en comparaison avec les autres secteurs et ce que gagnent leurs pairs aux États-Unis. Le métier de développeur logiciel est plutôt récent comparé aux professions traditionnelles telles que la médecine, le droit, l'enseignement ou la comptabilité. Par conséquent, les attentes salariales des employés sont moins enracinées ; pour autant, ils peuvent escompter une meilleure rémunération que leurs pairs britanniques. Le salaire de base moyen pour un développeur est de 32 000 £ – soit 7 à 25 % de plus que leurs pairs possédant un diplôme de deuxième ou troisième cycle, si l'on en croit les statistiques de l'Association of Graduate Recruiters, de l'Office for National Statistics et de la British Medical Association. Pour apporter un éclairage aux niveaux de salaires d'un développeur, nous avons extrait nos données pour calculer le salaire moyen que touche un développeur logiciel selon son expérience.
Salaire moyen des ingénieurs logiciel en fonction des années d'expérience
En fonction de son ancienneté de carrière, un développeur est susceptible voir son salaire augmenter de façon régulière, même si cela dépend largement de sa spécialisation. Le graphique ci-dessous montre les métiers qui connaissent les plus fortes augmentations de salaire au cours des dix-huit derniers mois, reflétant ainsi les différents écarts en offre et demande.
Les emplois qui connaissent la plus forte augmentation de salariale
Mais, bien entendu, les entreprises britanniques ne sont pas en concurrence qu'avec leur pairs pour ce qui est d'attirer les talents de haut vol les plus brillants. Les développeurs ont des compétences uniques qui peuvent s'adapter à d'autres domaines et être valorisées partout dans le monde, ce qui tend à prouver que les recruteurs nationaux se retrouvent à devoir entrer dans une lutte internationale pour attirer ces talents. Pour mieux comprendre où se situe le Royaume-Uni par rapport aux autres hubs high-tech, nous avons comparé nos résultats avec les salaires pratiqués aux États-Unis.
Salaire moyen des ingénieurs logiciel à Londres par rapport aux grandes villes des États-Unis
Les ingénieurs logiciel basés à Londres gagnent 38 % de moins que ceux travaillant à San Francisco et 35 % de moins que leurs homologues new-yorkais. Même les ingénieurs logiciel situés à Atlanta – la ville où les salaires sont les moins élevés selon notre étude américaine – sont mieux payés que leurs pairs londoniens. Les entreprises et les décideurs politiques qui ont l'espoir de voir le Royaume-Uni devenir plus compétitif face aux meilleurs entreprises high-tech de la Silicon Valley ou du reste des États-Unis, devraient se préoccuper de ce substantiel écart salarial, surtout compte tenu de l'incertitude liée aux répercussions du Brexit sur le marché.

Conclusion

Sur le plan du numérique, le Royaume-Uni a parcouru beaucoup de chemin au cours des dix dernières années. Grâce au travail acharné des entreprises et aux bonnes décisions prises par les décideurs politiques, il s’est imposé en tant que pôle d'excellence technologique européen et compétiteur de niveau mondial. Mais nos données ont mis en évidence des lacunes importantes dans la base de compétences technologiques actuelles au Royaume-Uni. Dans des domaines importants tels que l’interface utilisateur (UI) et l'expérience utilisateur (UX), les données et la sécurité, les entreprises réclament des compétences que nous ne retrouvons pas assez dans notre bassin de talents, et nous ne parvenons pas à suffisamment attirer les individus compétents situés en dehors du Royaume-Uni. Dans les années à venir, avec l'incertitude du marché alimentée par la décision du Brexit, nous devons examiner la situation pour aborder ces questions en tant qu’industrie, si nous voulons aider le Royaume-Uni à rester une puissance mondiale. Si le Royaume-Uni doit maintenir sa position en tant que chef de file du numérique, les membres de l'écosystème du Royaume-Uni – notamment les start-ups et les plus grandes entreprises, les écoles et les universités, les gouvernements locaux et le gouvernement national – doivent combler le manque de compétences qui commence à se dessiner.

Trouvez un poste que vous aimez, ou un employé exceptionnel.