The Opportunity Index


Perceptions de la mobilité et de la recherche d’emploi


Depuis le début de l’année 2015 et rien qu’aux États-Unis, plus de 5 millions d’emplois étaient à pourvoir à n’importe quel instant, d’après le Bureau of Labor and Statistics. Pourtant, les entreprises ont un mal fou à trouver les bons candidats, particulièrement pour des postes très demandés comme les ingénieurs, les commerciaux et la fabrication de pointe. D’après l’enquête sur la pénurie de candidats 2016-2017 réalisée par ManPower Group, 40 % des responsables en RH déclarent avoir du mal à pourvoir les postes, une augmentation de 2 % par rapport à 2015 et la proportion la plus élevée enregistrée depuis 2007. Le problème n’est pas tant le manque de candidats, mais le manque de candidats dont les compétences et les valeurs correspondent réellement aux postes. Selon les données Recruiting Benchmark 2016 de Lever, seul 1 candidat sur 100 est recruté, tous postes confondus, et 45 % des candidats sont considérés comme « sous qualifiés » par les parties prenantes des RH. Cette pénurie mondiale de compétences ne pose pas problème qu’en phase de recrutement : près de 7 cadres sur 10, interrogés par Deloitte University Press, considèrent qu’il est très difficile de simplement retenir les candidats les plus brillants. Ainsi, 80 % des responsables en RH interrogés par ManPower Group considèrent que la majorité des défis auxquels font face les managers provient d’un manque de candidats qualifiés, notamment trouver des candidats très qualifiés (28 %), des coûts en augmentation (27 %) et retenir le personnel expérimenté (25 %). Pour découvrir pourquoi la recherche d’emploi et par là même, le processus de recrutement, sont si défaillants, Hired a chargé Harris Poll de mener un sondage en ligne auprès de 2 557 adultes employés à temps plein, âgés d’au moins 18 ans, aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Australie. Nous espérons que ces conclusions fourniront des analyses concrètes aux candidats, entreprises et responsables RH du monde entier. C’est en comprenant mieux la perception qu’ont les personnes de la mobilité au travail, des opportunités et de la satisfaction au travail que nous pourrons améliorer la recherche d’emploi et réunir les bons candidats aux bons postes au bon moment.

Rechercher un travail créé de l'anxiété chez 8 employés sur 10.

Parmi les personnes interrogées, huit sur dix (83 %) déclarent que le processus de recherche d’emploi est assez stressant, tandis que 39 % le trouvent très stressant. Ce pourcentage est plus élevé chez les femmes (86 %) que chez les hommes (81 %). De même, les personnes issues de la génération des baby boomers (âgés de 52 ans et plus) sont plus nombreuses à considérer la recherche d’emploi stressante (88 %) que les autres générations (79 % pour la génération des millennials, âgée de 18 à 36 ans, et 83 % pour les générations X, de 37 à 51 ans).

Les niveaux de stress d'une recherche d'emploi

Activités sources de stress

Rechercher du travail provoque plus de stress que de se faire dévitaliser une dent.

Le stress perçu de rechercher un travail (83%) est supérieur que d'autres formes de stress : planifier un marriage, aller chez le dentiste, parler en public, s'occuper des impôts.

Activités sources de stress

Activités sources de stress

Réaliser des entretiens est l'une des parties les les plus stressantes de la recherche d'emploi.

Qu’est-ce qui est le plus stressant lors de la recherche d’emploi ? Selon les personnes sondées, les entretiens d'embauche et les débuts à un nouveau poste sont les deux éléments les plus stressants de la recherche d’emploi (cités ex æquo dans 47 % des cas).

Les parties les plus stressantes de la recherche d'emploi

Les éléments les plus stressants de la recherche d’emploi

Les candidats souhaitent bénéficier d'une assistance personnalisée

Beaucoup d'adultes qui travaillent se retrouvent non seulement stressés par le processus de recherche d'emploi, mais se sentent également mal équipés pour naviguer dans la recherche d'emploi.

Ce qui pourrait simplifier la recherche d'emploi

Ce qui rendrait la recherche d'emploi plus facile

Les principales méthodes de recherche d'emploi ne donnent pas forcément de résultats.

Les personnes en recherche d'un emploi déclarent user de divers moyens à ces fins. Cependant, les deux méthodes les plus efficaces qu'elles citent sont d'envoyer directement leur candidature à l'entreprise de leur choix (30 %) ou de se faire recommander par un employé de cette même entreprise (21 %).

Principales méthodes utilisées lors de la recherche d'emploi

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Comment les candidats trouvent un emploi

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Avoir un réseau permet aux individus de trouver des emplois plus épanouissants

Les relations personnelles et professionnelles jouent un rôle de plus en plus important dans la recherche et l’obtention d’un emploi. D’après les résultats du sondage, de nombreuses personnes ont trouvé leur emploi actuel après avoir été recommandées auprès de l'employeur, que ce soit par une personne faisant partie du réseau personnel du candidat (11 %) ou par un employé de l’entreprise en question (21 %). À noter que ce pourcentage est encore plus élevé (30 %) chez les personnes qui se plaisent dans leur travail. À vrai dire, 55 % des adultes préféreraient trouver un emploi au travers de l’une de leurs connaissances plutôt que de devoir postuler eux-mêmes. 55 % des personnes interrogées indiquent également qu’elles seraient plus susceptibles de postuler à une offre d'emploi en sachant que l’un de leurs amis travaille pour cette entreprise.

Les candidats recherchant un emploi de manière passive sont presque trois fois plus nombreux que ceux en recherchant un de manière active

Seuls 14 % des adultes recherchent activement un emploi, tandis que 40 % déclarent ne pas rechercher activement d’emploi, mais être ouverts à de nouvelles opportunités si on les contactait. La majorité des adultes ayant déjà un travail (63 %) pensent ne pas avoir besoin de rechercher un emploi de manière active.

Étapes dans la recherche d’un emploi

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2 adultes sur 5 pensent à quitter leur emploi actuel au moins une fois par mois

Alors que seules 14 % des personnes interrogées recherchent activement un emploi, 1 sur 5 (21 %) pense à quitter son travail actuel au moins une fois par semaine, tandis que plus de 2 sur 5 (44 %) d'entre elles avouent y songer au moins une fois par mois. De même, 45 % des adultes interrogés imaginent le genre de poste qu’ils aimeraient avoir par la suite au moins une fois par mois. Nombre des sondés semblent prendre toujours plus d'initiatives (passives ou actives) dans cette direction, en particulier au Royaume-Uni et en Australie. Ainsi, plus de 4 personnes sur 10 (42 %) consultent au moins une fois par mois Internet ou des sites d’emploi en quête d'offres potentielles dans leur domaine. Par ailleurs, nombre de personnes prennent des mesures encore plus concrètes au moins une fois par mois, que ce soit en se connectant à leur réseau personnel (27 %), en mettant à jour leur CV et/ou leur compte LinkedIn (20 %) ou en consultant les offres d'emploi proposées par les entreprises qu’ils admirent (32 %).

Des activités de recherche d'emploi passive

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2 adultes sur trois accepteraient un salaire plus faible en échange d’un travail qui leur plairait davantage.

Alors que 42 % des personnes interrogées se plaisent énormément dans leur travail actuel, la majorité des personnes employées (66 %) se dit prête à accepter un salaire légèrement plus bas pour être plus heureuse au travail (la diminution acceptée est en moyenne de 8 % par rapport au salaire actuel). Ainsi, deux adultes sur trois (66 %) indiquent qu’ils accepteraient de perdre au moins 1 % de leur salaire s'ils étaient certains d'être plus heureux au travail, tandis que plus d’une personne sur 10 (11 %) indique qu’elle serait prête à accepter une baisse de salaire d'au moins 20 % pour un emploi qui lui plairait davantage. Parmi toutes les générations sondées, la génération des millennials est la plus susceptible d’accepter un salaire plus faible en échange du bonheur au travail (millennials : 78 % ; génération X : 63 % ; baby boomers ou plus âgé : 55 %).

La raison n° 1 pour laquelle une personne quitte son emploi ? De meilleures opportunités.

Nous avons interrogé des personnes ayant travaillé dans plusieurs entreprises au cours de leur carrière. À la question « Pourquoi avez-vous quitté votre dernier emploi ? », les premiers motifs invoqués furent que « l’occasion était trop belle pour la laisser passer » et que « le salaire était trop bas » (26 % dans les deux cas), suivi par « le manque de perspective d’évolution » (21 %) dont souffrait leur poste. Il est intéressant de noter que parmi les trois raisons principales qui poussent un employé à quitter son travail, deux d'entre elles sont liées au manque perçu d’opportunités. Dans l'un des cas, on leur a fait une meilleure offre que celle que garantissait leur poste de l'époque, et dans le deuxième cas, la personne sondée n'imaginait aucune perspective d’évolution possible dans son entreprise.

Les raisons pour lesquelles des personnes quittent leurs emplois

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Conclusion

La technologie a complètement transformé notre façon de communiquer, de collaborer et de créer. Tous les aspects de la manière dont nous travaillons ont été réinventés par les nouvelles technologies et modèles d'entreprise - à une exception près : l'innovation dans l'accès au travail.   La recherche d'emploi d'aujourd'hui est stressante, fastidieuse et inefficace pour les demandeurs d'emploi. Nos résultats montrent que les gens trouvent encore et toujours des emplois de la même façon : par le biais d'autres personnes, ou en candidatant à des sociétés directement.   "La technologie évolue rapidement dans la façon dont nous travaillons, en augmentant l'efficacité, la pertinence, la collaboration et plus encore. Cette même technologie peut - et devrait - aider les gens à trouver des emplois pour leurs compétences et leurs intérêts, et aider les entreprises à trouver les gens dont elles ont besoin pour réussir. Quand les gens aiment ce qu'ils font, tout le monde y gagne.", explique le CEO d'Hired Mehul Patel.

Méthodologie

Ce sondage a été mené en ligne par Harris Poll pour Hired sur la période du 26 septembre au 10 octobre 2016. 2 557 adultes employés à temps plein âgés d’au moins 18 ans ont été interrogés dans les pays suivants : États-Unis (n = 1 517), Royaume-Uni (n = 518) et Australie (n = 522). Lorsque nécessaire, les données ont été pondérées par sexe, âge, origine ethnique (États-Unis uniquement), région, éducation, revenus et tendance à être en ligne, et ce, afin de les faire correspondre aux proportions réelles de la population.

A propos d'Hired

Chez Hired, nous sommes convaincus que le marché du travail est entré dans une nouvelle ère : celle où l'on ne cherche plus un emploi, mais des opportunités. Hired se veut donc être LE réseau des opportunités. Pour les postes très prisés en développement, vente et de marketing, nous mettons en relation de manière intelligente ds talents exceptionnels avec les offres en CDI et en freelance proposées par les sociétés les plus innovantes au monde. En supprimant les frustrations liées à la recherche d'un emploi, nous aidons les candidats à suivre leurs objectifs de carrière et les entreprises à trouver les compétences pour mener leurs missions à bien. En bref, nous voulons aider chacun à trouver le poste qui lui convient et à donner le meilleur de lui-même, d'une opportunité à l'autre. Le siège social de Hired se trouve à San Francisco, avec des bureaux dans plus d'une dizaine de villes en Amérique du Nord et en Europe. Nous prévoyons d'intégrer toute une variété de secteurs et de catégories d'emplois. Suivez Hired en ligne sur www.hired.com, et sur les réseaux sociaux Twitter, Facebook et LinkedIn.